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Comment bien choisir son manteau d’hiver au Québec?

choisir son manteau d'hiver

Pas facile quand on débarque au Québec de bien choisir son manteau d’hiver. Face à toutes les marques et l’offre en magasin ou en ligne, c’est le flou total. Surtout quand on veut être sûr(e) d’être bien au chaud pendant les 5 mois de la saison. Dans cet article, tu trouveras tous les critères importants pour t’aider lors de ton prochain achat ainsi que cinq marques locales que je te recommande.

L’hiver au Québec

Ah l’hiver au Québec, sujet de discussion inépuisable qui nourrit les histoires les plus folles mais, il faut l’avouer, peut parfois s’avérer un sacré défi pour nous, pauvres expats. Oui tu vas te confronter à des températures jusque -30C, oui tes poils de nez et tes cils vont geler dès que tu mettras le pied dehors mais non ça ne sera pas comme ça pendant 5 mois! En vérité, les journées d’hiver à Montréal tournent plus autour des -10C, l’atmosphère est sec et le soleil souvent présent avec un grand ciel bleu. Je dis souvent à mes proches en France que l’hiver québécois me fait penser aux belles journées en station de ski. Les premières neiges (celles qui tiennent au sol) arrivent mi-Novembre, la moyenne est de 200cm par hiver et la dernière grosse tempête est souvent fin Avril. Les trottoirs et les routes sont souvent dégagés avant même le réveil des habitants.

Une chose est sûre : un manteau adapté aux hivers québécois s’achète sur place et non en France!

Je n’aurais jamais pensé que d’acheter un manteau d’hiver soit une si grande prise de tête. Je me souviens de mon premier automne, je stressais déjà de trouver LE bon manteau, celui dans lequel je serai bien au chaud, qui serait beau et stylé pour ne pas ressembler à un sac. J’allais presque tous les jours chez Simons ou La Baie en bas de mon bureau pour essayer toutes les marques et tous les modèles, puis je lisais des avis en ligne pendant des heures. Le rêve était de m’acheter un Kanuk, un Pajar ou un Rudsak. Je me disais que j’allais investir dans une belle pièce que je garderais plusieurs années, puis je me suis dégonflée plus d’une fois à la caisse. Une pression ridicule, comme si j’allais acheter une maison quoi… Je pense finalement que j’avais du mal à faire confiance aux marques moins « connues » et aux prix plus abordables.

Les critères importants pour bien choisir un manteau d’hiver

Il n’est pas nécessaire d’acheter des manteaux à plus de 800$ pour être assuré(e) de passer un bon hiver au Québec, après si c’est ton choix fais-toi plaisir. Le plus important c’est de vérifier que le manteau d’hiver sur lequel tu as craqué remplit une liste de critères indispensables pour assurer qu’il fasse la job dès l’arrivée des températures négatives.

J’ai deux manteaux : un pour tous les jours en ville auquel j’attribue les critères suivants, et un manteau/doudoune de ski acheté en 2017 chez Decathlon pour les randonnées et les activités d’hiver en extérieur. Les indicateurs de températures (« résistant -20C ou -30C ») ne veulent rien dire s’ils ne cochent pas toutes ces cases.

Voici, à mon sens, les critères importants à prendre en compte pour bien choisir un manteau d’hiver au Québec :

La composition du rembourrage
C’est ce que je regarde toujours en premier. C’est pour moi le gage de qualité numéro un d’un manteau qui assura le maximum de chaleur. Il existe deux types d’isolants :

  • le naturel (laine, plumes ou duvet) est l’option la plus chaude et durable. Elle est idéale pour les climats secs et froids comme à Montréal, respirante, plus légère que l’isolant synthétique mais aussi souvent plus chère. Le facteur de gonflement (entre 550 et 900) donne une indication de qualité du duvet mais pas de sa chaleur. Les isolants naturels sont souvent mixtes avec du duvet et des plumes, un ratio 80/20 est commun.
  • le synthétique est une imitation du duvet (Primaloft, Thermadux, Thinsulate ou Isosoft) outre son côté éthique c’est une option hypoallergène, plus rapide à sécher, plus simple à entretenir et plus abordable. L’isolant synthétique est beaucoup utilisé pour les vêtements techniques qui ont besoin d’une résistance accrue à l’humidité.

Un isolant de 100 g/m² est conseillé, 200g/m² assure un confort et une bonne chaleur.

L’imperméabilité de la couche extérieure
La couche extérieure du manteau est ta première protection. Il est indispensable que la coquille (comme on l’appelle ici) du manteau soit imperméable et déperlante afin que la pluie et la neige puissent glisser dessus. Cela permet de ne pas attraper froid à cause du vent ou de l’humidité et de sécher plus rapidement. Le nylon et le polyester sont les protections isolantes antifroid les plus courantes et les moins chères du marché. Une épaisseur imperméable de 2000 mm est un minimum. Pour les hivers très humides de la côte Ouest, la membrane GORE-TEX est à privilégier.

Le double zip
Après la composition du rembourrage et la coquille, c’est le critère le plus important à mon avis pour garantir une isolation et une protection optimale. Avoir une double fermeture permet de fermer le zip le plus court et laisser la fermeture extérieure ouverte : très pratique quand on entre dans un magasin ou le métro. Les fermoirs à deux directions qui s’ouvrent par le bas ou par le haut donnent une meilleure liberté de mouvement, pour s’assoir par exemple. Il existe également des fermetures protégées par une rabat à pression pour éviter les coups de vent. Les fermetures éclair YKK sont résistantes et de qualité supérieure.

La longueur du manteau
Peu importe ta taille, je te conseille un manteau qui couvre les fesses et descend jusqu’aux cuisses voire les genoux. Cela fait vraiment la différence avec les manteaux courts. J’ai eu pendant trois ans un beau manteau Soia and Kyo, il m’arrivait au niveau des hanches et c’était trop court. J’ai bien fait attention de choisir des manteaux plus longs cette fois-ci. Quand tu tombes dans la neige, sur le trottoir à cause du gel ou bien que tu t’assoies sur un banc ou contre une barrière; tu seras bien content(e) de garder ton derrière au sec! Cela évite aussi au vent de s’infiltrer trop facilement dans ton dos.

Le col montant
Avant, je pensais que le col n’était pas important et que je n’avais besoin que d’une bonne écharpe : grosse erreur! Le vent et le froid se frayent facilement un chemin dans ton cou, ton dos et c’est l’horreur. Pour les jours les plus rudes d’hiver, je porte souvent un col roulé fin, un pull par dessus et je remonte mes deux cols (merci le double zip!) jusqu’en haut, et ensuite j’enroule mon écharpe par-dessus mon manteau. Je trouvais ça bizarre tous ces gens avec leur écharpe sur leur manteau mais j’ai vite compris et adopté la même technique.

Les poches fourrées
Grandes ou petites, ouvertes ou fermées, zip, à rabats ou boutons; l’important c’est que tes poches soient fourrées ou doublées en polaire et assez grandes pour y glisser tes mains et les réchauffer. De nombreux manteaux ont aussi des poches cachées plus hautes pour écouteur ou téléphone faciles d’accès.

Les manches resserrées
Vérifie que les manches dépassent ton poignet pour être à l’abri du vent et du froid. Il est aussi important que le bout des manches soient resserrées, par des poignets élastiques, à cordon, à scratch ou des boutons pression.

La capuche
Un manteau sans capuche (ou capuchon à la québécoise) ça ne fait pas de sens! La capuche protège du vent et de la neige. Elle est également essentielle car la plupart de notre chaleur corporelle s’échappe par notre tête. Plus la capuche est grande et large, mieux c’est, pour porter un bonnet et une écharpe en dessous par exemple. Beaucoup de modèles proposent de la fourrure (ou fausse fourrure) amovible ou non pour s’adapter aux goûts de chacun. La fourrure est une barrière supplémentaire très appréciée, je peux te l’assurer, en cas de grosses bourrasques et chutes de neige!

Le prix
Pour certains c’est impensable de dépenser 500$ ou plus pour un manteau en arrivant au Québec. Même si on peut en trouver pour la moitié du prix tout en gardant la qualité et l’efficacité du produit, il faut surtout voir cet achat comme un investissement. Pour un manteau de fabrication locale, ça ne sera pas moins de 800$. Après trois ans avec le même manteau porté tous les jours pendant plus de quatre mois chaque année, il a été plus qu’amorti. Il pourrait encore me servir pour les dix prochaines années mais je me suis lassée du style. Enfin ça, c’est une autre histoire…

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Quel est le meilleur moment pour acheter son manteau d’hiver?

Clairement pas en plein hiver! Souvent en plein été alors que ce n’est pas du tout la priorité, les collections sont à rabais et les bonnes affaires sont nombreuses. J’ai personnellement acheté mon manteau Soia and Kyo le jour du Cyber Monday en ligne sur le site Altitude Sports. C’était un modèle intemporel qui datait de 2 ans auparavant et que j’ai payé moins de 300$ alors qu’un modèle quasi identique de la même année coûtait 599$. Tu peux aussi regarder pendant le Black Friday sur les sites des marques.

Toute l’année tu peux essayer les magasins comme Winners, Plein air dépôt ou 100 000 jeans à Montréal. Ils ont beaucoup de modèles. Nombreux sont les nouveaux arrivants qui vont y chercher (et trouver!) leur bonheur.

5 marques locales pour acheter son manteau d’hiver

Soia and Kyo

Soia & Kyo est une marque de vêtements d’extérieur fondée à Montréal en 2004. C’est la marque de mon premier manteau d’hiver en 2017, je l’ai choisi par hasard et je l’ai gardé 3 ans. Les styles sont classiques et élégants, j’ai eu bien au chaud mais la coupe était un peu courte. Je ne connais plus le modèle, acheté en rabais lors du Cyber Monday. Mais la composition est 80% duvet 20% plumes. La coque était imperméable mais pas très déperlante, je n’ai jamais été mouillé par contre, le tissu restait un peu humide. Pour le prix, je suis plus que satisfaite!

OOKPIK

OOKPIK est une marque Montréalaise créée en 2006. Sylvain Roy et Louise Leclerc, présidents et fondateur de la marque, sont spécialisés dans le domaine de la confection de manteaux depuis plus de 40 ans. Les modèles sont dessinés au Québec et produits à l’étranger. Le duvet OOKPIK de canard blanc haut de gamme est naturel et éthique issu de fermes éco-responsables. La marque propose aussi des options végétaliennes avec des manteaux isolants et une alternative au duvet à 100% de fibres recyclées ainsi qu’un choix de fausse fourrure de la meilleure qualité. Les manteaux existent de la taille XS à 3XL pour les femmes et S à 3XL pour les hommes.

Mon code promo MARINE15 vous offre 15% de rabais sur le site web jusqu’au 15 décembre (hors Black Friday et Cyber Monday).

Le modèle MACHA est composé d’un duvet responsable premium de ratio 90/10 et un pouvoir de remplissage 650, qui le rend très chaud. La coquille est imperméable, respirante et déperlante faite à 100% de polyester. La capuche est extra large, les poches sont doublées en polaire offrant une protection intégrale contre les intempéries. La coupe ajustée souligne la silhouette mais laisse de la place pour superposer des couches de vêtements en dessous. Le manteau est ultra léger, possède un double zip et la longueur idéale pour assurer confort et chaleur.

Noize

Engagée contre la cruauté animal et soucieuse de son empreinte écologique, la marque Montréal Noize a développé de nombreuses pratiques responsables qu’elle applique à la fabrication de tous ses produits. Elle prône l’utilisation des matières synthétiques. Les tailles Plus sont offertes. En plus de ses valeurs respectables, ses prix sont parmi les plus bas du marché.

Je cherchais un manteau rouge depuis des mois, je pensais que la qualité des manteaux Noize était questionnable mais c’était sans compter sur les avis de mes nombreux abonnés convertis et satisfaits! Le modèle TRINITY est composé d’un isolant synthétique 100% recyclé à base de bouteille de plastique recyclées et d’une coquille traitée imperméable de polyester. La capuche est composée d’une fourrure végane amovible approuvée par PETA. Les manches ont des poignets côtelés avec un trou pour y enfiler ses mains et une protection maximale contre le froid.

Toboggan

Fondée par deux frères en 1977, Toboggan est désormais dirigée par les neveux d’un des fondateurs. Basée à Montréal, la marque a subi un rebranding complet il y a peu de temps. Les designs sont conçus à Montréal et la fabrication est outre-Atlantique. Les produits Toboggan possèdent le label Bluesign® qui garantit qu’aucune substance toxique n’a été utilisée pendant la production et fixe des critères contraignants en matière de consommation d’énergie et d’eau.

Le modèle ELENA est composé d’un mixte duvet véritable et plumes issu d’une récolte responsable, certifié RDS (Responsible Down Standard). La coquille est faite de 65% polyester et 35% coton. La taille est ajustée, l’intérieur est doublé en fausse fourrure. Les parkas Toboggan peuvent être lourdes pour les personnes qui sont petites (1m60/65), j’ai eu plusieurs commentaires dans ce sens. Mais je mesure 1m76 et je n’ai pas cette sensation.

Audvik

La petite dernière Audvik est une marque 100% locale, les manteaux sont designés et faits à Montréal. Dans le paysage depuis 1979, Audvik est racheté en 2012 par Sophie Boyer, ancienne athlète de haut niveau de l’équipe du Québec de ski de fond. Elle qui connaissait déjà beaucoup les besoins liés aux vêtements d’extérieurs a donné un tournant durable et une fraîcheur à la marque. L’innovation d’Audvik est assez bluffante, l’entreprise a créé une toute nouvelle matière textile faite de bouteilles d’eau recyclées et de filets de pêches abandonnés dans l’océan reconditionnés. Ainsi, la nouvelle collection de manteaux FOSFO est totalement éco-responsable. C’est beau!

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