Expat

Pourquoi j’ai décidé de partir en PVT

J’ai parlé de partir seule , aujourd’hui j’explique pourquoi j’ai décidé de partir en PVT.
Alerte « je raconte ma vie » 

Vendredi matin comme tous les matins, j’étais dans la ligne 14, cette routine RER-Métro-Boulot qui prend 3h de ma journée. Une femme m’a poussée pour entrer dans le wagon blindé, au retentissement de l’alarme qui annonçait la fermeture des portes. C’est quoi son problème ? Il y’a un autre métro dans 1 minute. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser « Vivement que je parte ! » C’est vrai à Montréal je faisais la queue pour attendre mon métro ou mon bus et on se poussait pas comme des animaux… Du coup, j’arrête pas de me répéter cette phrase. Je ne supporte plus ces petits détails quotidiens. Et comme le sujet revient souvent auprès de ma famille ou mes amis. Tu sais le fameux « Mais pourquoi tu pars ? » ou « Tu crois que c’est mieux ailleurs ? ». Voici en deux points, pourquoi j’ai décidé de partir.


Niveau personnel

Je n’arrive pas à savoir si c’est ma situation personnelle ou professionnelle qui a pesé le plus dans la balance. Lorsque je suis rentrée d’un an aux Etats-Unis, je me suis installée à Paris. Je l’avais toujours voulu, j’ai cherché pendant des mois, j’ai trouvé un appartement, j’étais heureuse. Mais ça n’a duré que 8 mois… Petit à petit, je restais chez moi sans l’envie d’aller dehors. Je ne voyais même pas la lumière du jour le week-end, je passais la journée devant mon ordi. Aller au bois de Vincennes qui était au bout de ma rue, c’était plus l’fun ! Mes amis ont beaucoup changé avec mes différents déménagements et aujourd’hui la plupart ne vivent pas en France ou à Paris. Et puis mon boulot bouffait une grande partie de mon énergie et mon moral. La tête de dépités des gens, le métro (toujours lui!) les incivilités à répétition et le quotidien ambiant français ont eu raison de mon enthousiasme. Je n’arrivais pas à faire le deuil de la qualité de vie que j’avais en Floride ou à Montréal. Je me suis forcée à essayer de trouver ma place, mais c’était un bel échec. J’avais l’impression de faire partie d’un autre monde, impossible de me résigner à ce que ce soit « ça » ma vie.

Ensuite, il faut dire que j’étais dans une situation amoureuse pas top, plutôt douloureuse. Sans avancer et à vouloir trouver quelqu’un parce que « Non mais tu es la seule célibataire que je connaisse à ton âge ! » À tomber sur des mecs avec une phobie de l’engagement, à qui les applications leur amènent tout ce qu’ils veulent sur un plateau… Il fallait que je vive pour moi et que je quitte de cet univers nocif ! Recommencer ailleurs.

Bref, ça n’allait pas et j’en avais marre de faire semblant, de mettre mon masque de fille équilibrée et heureuse dans sa vie devant mes proches. J’ai donc écouté la petite voix au fond de moi et qui me disait « Et repartir avec le PVT Canada ? En plus c’est un tirage au sort, plus besoin d’attendre devant ton écran. Allez crée ton profil… Tu n’as rien à perdre ! » Rassure moi je suis pas toute seule dans ce cas, hein ?! Elle t’a parlé aussi cette petite voix. Puis en Mai 2016, j’ai eu l’invitation et le visa. Il a fallu annoncer un nouveau départ à mon entourage. Ils n’ont pas trop compris « Mais tu viens d’emménager à Paris, ça fait quelques mois. Et puis t’as trouvé un bon travail (Spoiler : pas si bon) » La détresse de ma mère m’a fait plusieurs fois repenser le projet, mais non je devais envisager cette nouvelle vie et quitter Paris. L’occasion est trop belle !

Niveau professionnel

Je crois qu’il est important de préciser que mon problème vient surement du fait que mes premiers emplois ont été en Amérique du Nord (je ne compte pas le contrat 25h de vendeuse que j’avais pendant mes études). D’avoir pensé que l’implication des managers, la reconnaissance de l’effort fourni, l’encouragement et l’ambiance que j’avais connu à Holt Renfrew et à Walt Disney World existeraient de façon similaire en France. NAÏVE ! Pendant 6 mois, j’ai postulé, j’ai envoyé plus de 500 CV, j’ai décroché une vingtaine d’entretiens et cela n’aboutissait jamais. Il était dur le retour… J’ai finalement commencé en 2014 un poste de chargée de clientèle internationale et ADV Europe  pour une grande marque de luxe française (enfin comme prestataire chez eux, ça change tout !)

Je pensais faire tranquillement carrière et rester ma vie à Paris. C’était sans compter sur le traitement de mes supérieurs et collègues, qui ne me considéraient pas car je n’avais pas de « vrai contrat ». À travailler quotidiennement sous pression et subir des injustices, à enchaîner les heures sup’ sans avoir mon mot à dire (ni être payée bien-sûr). Bref, je vous passe les détails, mais je suis restée 2 ans en prenant sur moi pour essayer de tirer le meilleur de cette expérience. J’ai conscience que mon cas ne reflète pas le marché du travail français mais il a suffit à me faire fuir. Etant très consciencieuse et dévouée à mes tâches, c’était moralement difficile d’être traitée comme ça. Ce mal-être déteignait sur ma vie personnelle, lorsque j’ai eu mon visa, j’ai pris la décision de démissionner. J’ai retrouvé un emploi pour « combler l’attente du départ ». J’suis toujours dans la mode comme chargée de e-commerce, bien que je suis plus apaisée (sauf quand je prends les transports) je n’ai pas réfléchi une seule fois à l’éventualité de rester.

Et pourquoi Montréal ?

• La neige en hiver. J’ai toujours préféré les paysages de montagne aux plages de sable fin.
• De réelles saisons Oui il fait TRÈS chaud l’été !
• La nature, l’immensité du territoire, la beauté des lieux et l’évasion à quelques kilomètres de la ville.
• La gentillesse et la simplicité des gens, pour leur accent québécois aussi ! Oui j’aime l’accent !
• Justin Trudeau *FanGirl*
• Le Vanilla Latte chez Tim Hortons et ces Timbits
• Les escaliers extérieurs des duplex ou triplex si typiques
• Tous les coffeeshops trop mignons
• Prendre un bixi et rouler au parc Jean Drapeau observer le coucher de soleil sur la skyline
• Tous les festivals que la ville offre
• L’architecture du Vieux-Montréal
• Les cabanes à sucre et les pancakes
• Glander au Jardin Botanique l’été (toute l’année même)
• Enfin aller au Mont Royal ! J’ai honte je sais j’y suis pas allée…


Voilà, je dirais que le PVT est arrivé au bon moment, lorsque j’en avais le plus besoin. Je ne me suis jamais vraiment sentie attachée à mon pays (sauf pour la gastronomie !) mais j’en suis pas totalement déçue.

Comme je suis curieuse, j’aimerais savoir ce qui t’a poussé, à partir au Canada.
Dis moi tout en commentaire (ou par email !)

partir en pvt

You Might Also Like

32 Comments

  • Reply Daniel BELTRAMI 12 mars 2017 at 13:51

    Hello !

    Très intéressant et j’aime bien ta façon d’écrire 😊

    Également je pars fin avril, pour Montreal.

    Également pour raisons personnelles : j’avais fixé une échéance à mon aventure parisienne avant même d’y être et le destin m’y a aidé ^^

    Également pour raisons professionnelles : le système français ne me correspond plus et la technique chez les gens travaillant dans l’informatique est bien mieux valorisée chez les anglo-saxons !

    • Reply Marine - OffToMontréal 12 mars 2017 at 15:15

      Salut David !

      Je te remercie pour ton temoignage et ton gentil commentaire. Nous allons arriver en même temps après l’hiver 😉

      Tu verras comme tu dis l’informatique est très bien accueilli et valorisé de l’autre côté. Tu vas facilement trouver un emploi !

      • Reply Daniel BELTRAMI 13 mars 2017 at 07:37

        C’est Daniel ! Et j’ai déjà trouvé un emploi, ce sont eux d’ailleurs qui s’occupent de mon visa jeune Pro !

  • Reply Elodie Mrvn 12 mars 2017 at 14:26

    Super article ! Je pense que tous les gens qui partent en PVT ont plus ou moins le même état d’esprit. Pour ma part, j’ai bossé quelques mois à Londres et depuis mon retour, c’était évident que j’allais repartir quelque part. Je pense que c’est le fait d’avoir 80% de mes amis qui sont étrangers qui m’a aider à me m’acclimater de nouveau à la vie en France parce qu’au début c’était vraiment difficile. J’ai mis 3 ans à être tirée au sort pour le PVT donc même si je n’y croyais plus, je n’ai pas hésité quand ma dernière tentative a fonctionné ! Professionnellement, j’étais « bien » mais j’avais l’impression de ne pas avancer. Un mois que j’ai démissionné et je ne le regrette pas une seconde. Personnellement, un peu compliqué aussi, je pense que changer d’air sera très bénéfique dans tous les cas, peu importe comment ça se passe là-bas !

    • Reply Marine - OffToMontréal 12 mars 2017 at 15:19

      Salut Élodie ! Merci. Je suis ravie que tu aies apprécié l’article.

      J’admire ta persévérance de 3 ans pour obtenir le PVT.
      C’est dingue des qu’on part une fois on a tous cette envie de réitérer l’expérience. C’est vraiment pas un mythe ! Tout comme le fait de piétiner dans notre vie pro.

      Le grand air fera du bien. Bons préparatifs. Tu pars où ? Quand ?

      • Reply Elodie Mrvn 12 mars 2017 at 16:39

        Départ pour Vancouver mardi 🙂

        • Reply Marine - OffToMontréal 12 mars 2017 at 17:25

          Ah oui dis donc c’est dans très peu de temps ! Je te souhaite une bonne arrivée et une bonne installation. Reviens me dire comment cela s’est passée ! Bon courage.

  • Reply It's autumn somewhere 12 mars 2017 at 14:39

    Ma raison pour partir est totalement différente de la tienne. Depuis mon retour des USA c’était une évidence que je repartirais, que je ne voyais pas ma vie en France. J’ai du attendre de finir mon diplôme et je suis repartie.

  • Reply Prunettte 12 mars 2017 at 16:21

    En lisant ton article, je me dis que c’était la solution qui t’attendait. Ce n’est pas évident de prendre une telle décision dans sa vie et tout quitter.. Mais si tu n’étais pas heureuse à Paris, alors sois le à Montréal :).

    De mon côté c’était l’aventure, l’expérience, l’envie de découvrir. J’ai fini mes études en tourisme il y a peu, et je n’avais jamais voyagé loin. C’était pas normal, il fallait y remédier ! ;). Et puis… Peut être bête mais je n’aime pas ne pas savoir ce qui m’attend par la suite. Pendant les études je savais que ça continuait jusqu’à obtenir mon diplôme. Mais pendant mon M2, je me disais « et après ? ». Ni une ni deux, on a tenté le PVT… Comme ca. On l’a eu à deux, et aujourd’hui après un mois ici c’est la meilleure idée qu’on ai eu ! :).

    • Reply Marine - OffToMontréal 12 mars 2017 at 17:40

      C’est clairement un choix réfléchi et abouti mais la vie est trop courte pour être malheureuse dans un endroit qui nous plait pas. Même si l’accepter et se l’avouer demande du temps.

      Vous avez de la chance d’avoir été tiré au sort tous les deux. Ca vous offre une belle perspective pour les deux ans à venir. Tu vas t’enrichir de voyage et d’evasion qui te serviront dans ton secteur si tu rentres en France et puis tu pourras t’organiser un nouveau projet !

  • Reply Our American Dream 13 mars 2017 at 14:28

    Super article Marine. Je crois qu’on peut tous se retrouver un peu dans ton expérience et ton ressenti. Surtout le retour à un quotidien français déprimant après une première expatriation…
    Par contre, y’a un truc que j’approuve pas : comment-ça t’as jamais été au Mont-Royal ?!!!! Shame on you :p ! À rectifier dès que tu arrives !

    • Reply Marine - OffToMontréal 13 mars 2017 at 15:43

      Merciii ! Vous aussi c’était dur le retour de Floride ? Vous aviez la chance de vous avoir trouvé pour vous soutenir. Ça n’a pas marché pour tout le monde l’amour sous le soleil MDR…

      Arrête je sais c’est inadmissible quoi… Je cois que c’est une des premières choses que je vais faire la semaine du 3 Mai haha !

      • Reply Our American Dream 13 mars 2017 at 15:57

        Mdr  » l’amour sous le soleil  » ! Pas facile le retour pour nous non plus, d’ailleurs c’est en partie ça qui a fait qu’on a voulu repartir et qu’on a commencé les démarches pour le PVT. Mais c’est vrai qu’à deux le retour est quand même plus facile je pense 🙂

  • Reply Dam Meu 16 mars 2017 at 13:10

    bonjour,

    pour ma part, depuis que je ne suis stagiaire dans l’educ nat, j’avais fait un bon voyage au vietnam qui ‘ma donner envie de découvrir autre chose. N’ayant pu obtenir un VIE, j’ai repris ma routine métro-boulot-dodo dans un boulot « classique ».

    Mais en revenant de Crête avec ma copine à l’automne dernier, le fiat de partir à l’étranger pour vivre et travailler m’est revenu.

    j’ai tenté ma chance (sans trop y croire, ma copine ayant plus de motiv que moi à la base) et j’ai eu la chance (pas ma copine) d’avoir été tiré au sort!

    Je prends ça comme un signe du destin et je vais m’organiser pour partir, découvrir le Canada…
    Surement que pour un an, le temps de mon année sabbatique, mais je veux vivre cela à fond, et me rapprocher de mon sport de coeur: le hockey sur glace. Si je peux travailler dans le domaine, j’aurais réussit.

    • Reply Marine - OffToMontréal 26 mars 2017 at 12:13

      Parfois on choisit pas le Canada c’est le Canada qui nous choisit ! Pourquoi ce pays alors et pas l’Europe (où les démarches sont simplifiées) ?
      J’espere que ta copine pourra avoir une visa de travail ouvert (conjointe) ou bien décrocher le PVT.
      C’est bien de partir sur une note avec une ligne directive ça va te donner une motivation pour atteindre le hockey !! Tu pars de quel coté ?

      • Reply Dam Meu 26 mars 2017 at 15:32

        Disons que ma copine, ce n’est plus un soucis à présent, on s’est séparé malheureusement…
        Pour le moment, je ne sais pas encore vers ou je vais partir, mais je rêve de voir le Pacifique et les sites des JO (Calgary et Vancouver)

        ET pourquoi le Canada? QUand j’y suis allé en 2002 pour les JMJ, je me suis dit que j’y retournerai un jour… Et quitte a partir et se dépaysé, autant commencer par le Canada. Je connais l’Europe pour aller régulièrement dans les grandes capitales chaque année. Aucune ne m’a encore fait flashé pour que j’y emménage.
        Je pense partir d’ici un an, j’ai encore le temps de m’organiser, même si le temps passe. Mais j’ai déjà hâte (et peur à la fois) de partir

  • Reply Laurène Laulinea 23 mars 2017 at 18:00

    J’aime beaucoup ton article, je me demandais justement ce qui t’avait poussé en partir en lisant ta bio 🙂
    Je me demande quand même : pourquoi n’es-tu pas resté en France en quittant simplement Paris ? Je crois que le stress, la mauvaise qualité de vie etc. sont très particulier à la capitale. On est beaucoup plus relax dans le sud ou même dans le reste de la France 😀
    Et puisque tu poses la question, moi je suis venue au Canada par curiosité, l’envie de découvrir une autre culture, de voir comment on vit ailleurs dans le monde 🙂
    Bonne journée !

    • Reply Marine - OffToMontréal 26 mars 2017 at 12:16

      Haha merci Laurène, tu as ta réponse !
      C’est clairement vrai que j’aurais pu partir ailleurs, j’avais envisagé de partir à Bordeaux où j’ai beaucoup d’amis mais j’avais beau regarder les offres d’emplois c’était fun… J’ai toujours vécu à Paris alors quitte à partir autant partir loin. J’me suis sûrement dit ça inconsciemment. Puis comme j’disais j’ai jamais été aussi bien et apaisée que quand je vivais à Montréal.
      La curiosité est un bon défaut si elle t’a amené la-bas. Et alors ? Tu regrettes pas ?

    • Reply O'Drey 8 mai 2017 at 17:06

      Je suis assez d’accord avec Laurene.
      J’ai quitte ma petite vie paisible a Toulouse. J’y adorais ma vie ! Et Toulouse me manque pas mal de fois et pourtant j’adore Montréal et j’y suis très bien aussi ! Mais je n’aime pas du tout le quotidien parisien !
      Pourquoi je suis partie ? Un enchaînement de circonstances personnelles avec une motivation première qui réside dans le fait que j’ai toujours été attirée par le Canada et que j’avais adoré Montréal en vacances !
      Tres bon article en tout cas ! J’espere que ton retour ici t’a appaisé et est a la hauteur de tes attentes ^^

  • Reply F D 27 mai 2017 at 10:23

    Hello Marine, je me retrouve complétement dans ton article 🙂
    Pour ma part, je suis à la limite d’âge du PVT et j’ai obtenu la lettre de correspondance en seulement 2 semaines ! je n’y croyais pas. Alors pour moi, c’est le moment ou jamais ! en attendant je tenais à te dire MERCI pour ce super blog que je lis très attentivement (et surtout la checklist :p) pour bien préparer mon départ !

    • Reply Marine - OffToMontréal 28 mai 2017 at 18:25

      Merci F D pour ton message.

      Une belle opportunité de dernière chance tu as su la saisir pour en profiter. Je souhaite une belle expérience.

  • Reply Diane 11 janvier 2018 at 15:02

    Coucou ! Pour moi le projet de partir en PVT au Canada commence tout juste à se mettre en place dans ma tête et ton blog m’aide beaucoup à le clarifier x)
    Je suis déjà partie en PVT au Japon il y a 5 ans (déjà !) et dès mon retour j’avais le projet de repartir un jour, mais « un jour » c’est vague et on s’installe vite dans une routine sécurisante dont on a du mal a se sortir… A Noël, en discutant avec ma famille de mon CDD que je venais de renouveler dans une entreprise et à un poste qui ne m’intéressent pas mais qui me garantissent un emploi j’ai réalisé qu’il fallait vraiment que je me réveille et que que j’arrête de gâcher du temps. C’est là que j’ai repensé à mon projet de PVT et le Canada s’est imposé (ma sœur qui y est pour un stage me fait rêver depuis des mois!).
    Grande naïve que je suis je pensais, comme pour le Japon, économiser tranquillement puis déposer ma demande cet été pour partir en sept-oct, mais en me renseignant un peu je me rend compte que c’est beaucoup plus compliqué d’avoir le visa pour le Canada et que les délais peuvent être très longs ! Du coup je me demandais: quand faut il justifier des 2500 $ ? Dés le début de la procédure ou je peux commencer sans les avoirs ?

    Merci pour tous tes conseils en tout cas, ton blog m’aide beaucoup et me fait rêver !

    • Reply Marine 12 janvier 2018 at 04:57

      Bienvenue ici Diane ! Merci de ta visite.

      Parfois il nous suffit d’un petit grain de sable pour déclencher une tempête. On sait pas quand ni pourquoi mais c’est LE moment pour se faire violence et se prendre en main dans de nouveaux projets.

      Pour partir cette année c’est effectivement en ce moment que ça se passe. C’est par tirage au sort, quand le quota de visa sera délivré, il faudra attendre fin 2018 pour l’ouverture de 2019. Ta preuve de fonds n’est pas demandé au moment du dossier mais à ton passage en douane sur le territoire. Tu as le temps.

      Bon courage dans tes démarches.

  • Reply Sabrina 9 février 2018 at 23:22

    Cc Marine, je suis tombée sur ton blog un peu par hasard et j’en suis contente. Je prépare mon départ pour le Canada en PVT, j’espère partir en décembre, le temps de préparer mon voyage. Ton histoire est très parlante pour moi et cette petite voix qui incite au départ j’avoue l’entendre moi aussi. Au point que je ne pouvais plus l’ignorer après toutes ces années malgré la « peur » et les doutes! J’appréhende un peu les réactions de mes proches, j’ai commencé à en parler un peu autour de moi et du les premières réactions sont plutôt enthousiastes, j’attends toutes les autres. Je sais que beaucoup ne comprendront pas que quand on veut partir pour s’installer ailleurs ce n’est pas forcément qu’on s’attend à ce que l’herbe soit plus verte, surtout qu’en France on est pas trop à plaindre pour ce qui est des droits des salariés, sécurité de l’emploi, congés, temps de travail, aides sociales en cas de coup dur et j’en passe. Mais ce n’est pas tous ce qu’on recherche ou du moins tant qu’on peut s’en passer. On a parfois juste besoin de trouver son « chez-soi  » et il arrive que ce soit ailleurs qu’en France et malheureusement loin de la famille et des amis qui y restent.

    Je projette de m’installer en Ontario car c’est plutôt la partie anglophone du pays qui m’intéresse mais ton expérience m’a donné envie d’en savoir plus sur Montreal et pourquoi pas envisager une année la bas après l’Ontario, si tout se passe bien.

    Hate de découvrir le reste du blog, merci à toi!

    Sabrina

    • Reply Marine 13 février 2018 at 06:00

      Salut Sabrina,

      Merci d’avoir pris le temps de laisser un message ici pendant ta lecture. C’est toujours agréable de lire des témoignages de personnes qui se sont retrouvées à un moment où un autre dans mes articles.
      Tu soulèves des choses très vraies dans ton commentaire, surtout quand tu dis qu’on est bien loties en France mais qu’on peut également ne pas s’y sentir chez soi.

      Je te souhaite une belle expérience pleines de richesses en Ontario. Je suis persuadée que tu aimeras le Québec, de mémoire je ne connais pas une personne qui n’est pas tombée sous son charme!

  • Reply gdd 3 avril 2018 at 10:33

    Salut,

    merci pour ton message, c est vrai que tout ce que t as dit c est vrai, je ressens la même chose.
    Je suis Italienne et il y a 6 ans je suis arrivée en France car c était mon rêve. Aujourd’hui j ai 30 ans et malheureusement ce qui m a déçu le plus ici c est l comportement des gens; je me dis que je ne pourrais pas vivre ma vie comme ça ..j ai besoin d une ambiance plus chaleureuse et aussi d un boulot où mes efforts soient reconnus….Bref j ai mon pvt et j ai encore jusqu à septembre pour partir mais j ai plein de doutes…liés peut etre au fait que j ai 30 ans ..c est bête mais je le sens comme un poids je me dis que je devrais rester ici et chercher d ameliorer ma situation ici ..je suis pommée je sais plus quoi faire si partir ou pas…

    • Reply Marine 8 avril 2018 at 22:35

      Hello Grazia,

      Merci pour ton message et ta lecture de mon article. Je suis contente de voir que tu ressens la même chose alors j’espère que tu pourras trouver ton bonheur et ton équilibre comme moi!
      Je n’ai aucune idée pourquoi ton âge serait un handicap ici, en plus que tu as la chance d’avoir le PVT. Fonces! J’ai un ami qui vient d’arriver il a 33 ans tout va bien. Un autre qui est ici depuis 6 mois, il a 30 ans et lui recommence carrément ces études pour 3 ans. Il n’y a vraiment aucun soucis d’âge. Pourquoi veux-tu t’obstiner si tu n’es pas bien? De plus rien n’est figé, tu essaies ici et tu peux revenir en Europe. C’est une chance incroyable qu’il faut saisir!

    • Reply Lou Eeza 15 avril 2018 at 01:56

      Salut,

      Poses-toi la question de « Pourquoi partir » et si tu vois qu’en l’évoquant tu ne fais que sourire ou de donner des réponses positives c’est que tu dois partir. L’âge ne doit en rien te freiner.
      Je sais exactement ce que tu ressens car je vais très très bientôt avoir 30 ans et je partirai en PVT pour Montréal à la même période que toi.
      La seule chose que je me dis c’est que peut importe la décision que je prendrai, il faut que je sois en paix avec.

      N’hésites pas à me contacter pour que l’on en discute (si tu le veux bien sur). Partant pour des raisons similaires, ayant le même âge et nous envolant quasi à la même période, ca serait avec un grand plaisir que j’échangerai avec toi.

      • Reply Marine 16 avril 2018 at 03:30

        Une belle et sage proposition de Lou ! En espérant que tu profites de cette chance et signe du destin 😉

    Leave a Reply