Québec

Faire les vendanges au Vignoble Rivière du Chêne 🍇

Quand on apprécie le vin, on est souvent curieux de savoir son processus de fabrication. La vigne, les cépages, le raisin, ça va mais le reste c’est un peu flou pour moi. J’avais des amis qui partaient chaque été faire les vendanges dans le Sud de la France pour gagner des sous, mais ce n’était pas mon cas. Je ne suis jamais allée en Australie ou en Nouvelle-Zélande y faire du woofing et des récoltes non plus. Bref, c’était une grande première!

Une journée de vendanges en immersion au vignoble Rivière du Chêne

Le vignoble Rivière du Chêne, situé à St-Eustache dans les Basses-Laurentides, propose à qui le souhaite de passer une journée dans la peau d’un vendangeur. L’expérience coûte 15$, le repas du midi est assuré et une dégustation de vins est offerte. On ne reste pas toute une saison et on travaille à faible cadence mais les gestes sont les mêmes.

Il faut un peu de courage pour se réveiller tôt car le début de l’activité est fixé à 7h au domaine, magnifique en passant, un café ou une boisson chaude lance la journée de « travail ». Une cinquantaine de personnes est présente, loin de la centaine inscrite… On remarque rapidement que nous sommes les seuls « jeunes » du groupe. Puis Daniel, le propriétaire et vigneron, nous explique le déroulement de la journée, ce qui est attendu de nous, comment et où couper le raisin sur la vigne. On découvre que nous allons récolter du Seyval Blanc, cépage principal de leur cru William Blanc. Caissettes pour déposer les grappes récoltées, seaux en plastique pour s’assoir en face des vignes et ciseaux pour découper en main (j’ai oublié mon sécateur). Tout est prêt pour commencer!

La météo s’annonce belle. Même si au milieu des vignes à cette heure-ci la rosée trempe les chaussures et le bas des pantalons, et il fait frais. 8h, je commence à couper les premières rafles de raisin. Par groupe de deux, à quelques centaines de mètres, on avance petit à petit le long du pied de vigne. Les grappes sont plutôt regroupées vers le bas, alors il faut faire attention à ses mouvements et son dos. Je suis impressionnée par la taille des grappes, rien à voir avec le raisin qu’on achète au supermarché! Je goûte quelques grain pendant la récolte, il est doux et sucré quand il est mûr. La température grimpe, le ciel se dégage et le soleil réchauffe les pommettes. Les caissettes se remplissent plus vite que j’imaginais. Les employés du vignoble passent régulièrement au milieu des rangs avec de gros containers tirée par un quad. On y verse nos caissettes entières.

11h30 sonne l’heure de la pause déjeuner. Le vignoble prend en charge le repas de chaque participant. C’est le chef du restaurant qui fait le service : salade froide, hot-dog, boisson (eau, soda ou un verre de vin) et croustade à la pomme de la pâtissière. Le moment est plus qu’appréciable, manger sur une table à l’extérieur en plein soleil. Une heure à admirer la beauté l’exploitation Rivière du Chêne et échanger sur les impressions de cette matinée : on est tous unanimes sur le fait qu’on adore. En raison du covid, cette année des boîtes à lunch pré-préparées sont fournies par un traiteur externe. Deux options sont possibles: un menu régulier et un menu végétarien.

C’est d’ailleurs un peu compliqué de retrouver sa place dans les vignes, j’aurais bien fait une petite sieste dans l’herbe. Le rythme ralentit, on discute avec les autres participants à travers les rangs. Le soleil tape fort, il fait de plus en plus chaud. Je suis clairement moins productive mais bien heureuse d’être là et participer à cette expérience. Vers 15h, les employés nous annoncent la fin et nous demandent de nous rassembler au niveau des pressoirs et des chais. Une visite guidée par le propriétaire lui-même et une dégustation nous attendent.

Daniel Lalande est un passionné qui nous raconte son histoire et nous transmet les secrets de son vignoble avec passion. Je bois (sans mauvais jeu de mots) totalement ses paroles. J’apprends que le domaine de 800 hectares est le plus grand du Québec et que la production annuelle est de 300 000 bouteilles. La moitié de ces bouteilles sont vendues à la SAQ (aucune importation), l’autre moitié en vente directe à la propriété. Après les explications des machines et des étapes de fabrication et vinification, la récolte du jour tombe. Nous avons vendangé 7 tonnes de grappes qui serviront à produire 7 000 bouteilles de William Blanc. Pas si mal pour une première!

Le moment tant attendu de la dégustation arrive : vin rouge, vin blanc, rosé, vin de glace, digestif, vin d’apéritif (au sirop d’érable). On goûte à tout dans un petit verre au nom du vignoble avec les explications et les caractéristiques de chacun des vins. C’est à la fin de tout cet enseignement que nous avons la chance de choisir une bouteille à ramener à la maison en récompense de notre journée agréable de labeur.


Toi aussi tu peux en profiter, il suffit de s’inscrire en ligne sur ce lien. Les vendanges sont proposées les samedis et dimanches de mi-septembre à mi-octobre. Les places partent rapidement, mais beaucoup de gens réservent et ne se présentent pas… Si tu as une date qui t’intéresse mais qu’elle est indiquée complète, essaie de contacter le vignoble. Le passeport vaccinal est requis pour participer, le port du masque est obligatoire.

➜ Pour d’autres suggestions d’activités : C’est ici!

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